Avant de devenir en France le nom commun de tous les cyclomoteurs, « Mobylette » était une marque déposée par Motobécane, constructeur né à Pantin et longtemps installé à Saint-Quentin, dans l'Aisne. Ici, tu ranges les modèles de la marque dans l'ordre chronologique de leur lancement, du plus ancien au plus récent. Les noms de code, combinaisons de lettres et de chiffres, ne suivent pas forcément la chronologie : ne te fie pas à la numérotation. Pendant des décennies, la Mobylette a emmené ouvriers, lycéens et facteurs, avec son moteur deux-temps et son mélange huile-essence. Passée sous le contrôle de Yamaha dans les années 1980, Motobécane a été rebaptisée MBK, mais le surnom est resté.
Son succès tient à une formule simple : un cadre robuste, un petit moteur de 50 cm³, des pédales pour démarrer ou pour aider dans les côtes, et un prix accessible. Longtemps, il suffisait d'avoir 14 ans pour l'enfourcher sans permis, ce qui en a fait le premier véhicule motorisé de générations d'adolescents. La teinte bleue de certains modèles est devenue si emblématique qu'on parlait simplement de « la Bleue ». Aujourd'hui, les collectionneurs restaurent ces machines avec passion, et le site de Saint-Quentin fabrique toujours des deux-roues pour le groupe Yamaha. Les modèles à égalité ne sont jamais proposés dans la même partie.