Il s’agit de remettre en ordre la hiérarchie des grades de l’armée française, du moins gradé au plus gradé, en suivant les appellations en usage dans l’armée de Terre. Chaque grade se reconnaît à ses galons, portés sur la poitrine ou les épaules : chevrons, barrettes dorées ou argentées, étoiles. Les militaires se répartissent en trois grandes familles, militaires du rang, sous-officiers et officiers, et le passage de l’une à l’autre se fait souvent par concours ou par une école. Certaines appellations changent selon l’armée : dans la Marine nationale, les officiers portent par exemple des noms bien à eux, et chez les officiers généraux, c’est le nombre d’étoiles qui distingue les échelons.
Les futurs officiers de l’armée de Terre sont notamment formés à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, fondée sous Bonaparte en 1802 et installée depuis l’après-guerre à Coëtquidan, en Bretagne. Les sous-officiers, eux, passent souvent par l’École nationale des sous-officiers d’active de Saint-Maixent, dans les Deux-Sèvres. Une tradition amuse parfois les civils : dans l’armée de Terre, on s’adresse à un supérieur en disant « mon » suivi de son grade, une formule héritée de « monsieur ».