Les plateformes de vidéo à la demande sont classées selon leur date de lancement en France, de la plus ancienne à la plus récente. C’est bien l’arrivée sur le marché français qui compte, et non la date de création du service dans son pays d’origine, parfois bien antérieure. Chaînes de télévision, opérateurs télécoms, géants américains du numérique ou studios de cinéma : tout le monde a voulu sa plateforme, et les offres se sont multipliées en quelques années. L’essor de la fibre et des smart TV a fait du streaming par abonnement un usage courant, au point de bousculer la télévision traditionnelle et la chronologie de sortie des films en France.
Leur arrivée a obligé la France à adapter ses règles. Depuis 2021, les plateformes étrangères qui visent le public français doivent consacrer une part du chiffre d’affaires réalisé dans le pays au financement d’œuvres européennes et françaises, comme les chaînes de télévision avant elles. Elles sont aussi soumises à la chronologie des médias, qui fixe le délai entre la sortie d’un film en salle et sa mise en ligne : plus une plateforme investit dans le cinéma français, plus elle peut proposer les films tôt.