Classe ces œufs du plus petit au plus gros, en te fiant à leur masse moyenne, exprimée en grammes. Il s'agit d'ordres de grandeur : le poids d'un œuf varie selon la race, l'âge de la femelle et son alimentation, parfois de manière importante au sein d'une même espèce. Chez les oiseaux, la coquille calcaire protège l'embryon tout en laissant passer l'air par des milliers de pores microscopiques, et sa couleur va du blanc pur au bleu-vert, en passant par le brun et le tacheté. On croise dans la liste aussi bien des volailles de basse-cour, façonnées par des siècles de sélection, que des espèces sauvages d'autres continents. Un bon moyen de réviser ses connaissances en ornithologie avant de passer à l'omelette.
La forme de l'œuf n'est pas due au hasard : une vaste étude publiée en 2017 dans la revue Science a montré que les espèces les plus douées pour le vol pondent en général des œufs plus allongés et asymétriques, compatibles avec un corps fuselé. Les couleurs, elles, proviennent surtout de deux pigments : la biliverdine, responsable des teintes bleues et vertes, et la protoporphyrine, qui donne les bruns et les taches. Quant au record absolu, il revient à un oiseau disparu, l'æpyornis de Madagascar, dont certains œufs fossiles dépassent les trente centimètres de long.