Classe ces animaux selon le nombre estimé de décès humains qu'ils provoquent chaque année dans le monde, du moins meurtrier au plus meurtrier. Sont comptées aussi bien les attaques directes (morsures, piqûres, charges) que les morts dues aux maladies que certains animaux transmettent, comme le paludisme ou la rage. Ces chiffres sont des ordres de grandeur, souvent repris dans les campagnes de santé publique, et varient beaucoup selon les sources et les années, d'autant que les données sanitaires restent incomplètes dans de nombreuses régions du monde. La liste mélange grands prédateurs, reptiles, insectes et invertébrés, et l'espèce humaine elle-même y figure.
Face à ces menaces, la médecine a remporté de belles victoires. En 1885, Louis Pasteur administrait pour la première fois son vaccin contre la rage à un jeune Alsacien, Joseph Meister, mordu par un chien enragé. Contre le paludisme, les moustiquaires imprégnées d'insecticide et, depuis 2021, les premiers vaccins recommandés par l'Organisation mondiale de la santé ont permis de protéger de très nombreux enfants. Les animaux à égalité ne sont jamais proposés dans la même partie.