Les sommets sont classés selon leur altitude, en mètres au-dessus du niveau de la mer, de la plus basse à la plus haute. En géographie, une montagne se définit moins par sa hauteur absolue que par son relief : on parle de proéminence, c'est-à-dire de la hauteur d'un sommet par rapport au col le plus élevé qui le relie à un sommet voisin plus haut. Les altitudes elles-mêmes évoluent avec les mesures : les satellites, le GPS et l'épaisseur variable de la neige ou de la glace font régulièrement bouger les chiffres officiels de quelques mètres. La liste fait le tour du monde, des Alpes à l'Himalaya en passant par l'Afrique, les Andes et l'Australie, avec quelques curiosités au passage. À toi de grimper sur la frise.
En France, les altitudes sont calculées à partir du niveau moyen de la mer relevé par le marégraphe de Marseille : c'est le point zéro du nivellement général du pays. Plus on monte, plus l'air se raréfie : vers 5 500 mètres, la pression atmosphérique n'est plus que la moitié de celle du niveau de la mer. Certaines chaînes, nées de la collision de plaques tectoniques, continuent de s'élever de quelques millimètres par an.